La France est l’un des pays réputés dans le monde entier pour sa gastronomie et ses nombreux vins et appellations. Cette culture est liée à l’histoire du pays et à la diversité de ses paysages. Cette tradition reste ancrée et en recherchant une bouteille de vin dans les linéaires d’un supermarché, d’une cave ou dans un salon, les étiquettes restent très traditionalistes à l’image du pays. Ce classicisme ne permet plus aux producteurs indépendants ou châteaux prestigieux de se démarquer parmi la concurrence de plus en plus intense des domaines viticoles. Ainsi, l’identité visuelle que vous renvoyez aux consommateurs passera avant tout par une étiquette qui se montrera originale.

Une prise de risque venant de l’étranger

Lorsque l’on constate que le vin en lui-même ne se vend plus seulement dans une bouteille en verre, il est intéressant de constater que les codes ont changé et que de nouvelles tendances s’imposent et sont appréciées par le public. Alors que l’étiquette simple sur la devanture d’une bouteille de vin apportera toujours les informations nécessaires sur le nectar emprisonné, la disposition des éléments et les formes ou couleurs sont davantage permises.

Certains modèles nous viennent des pays anglo-saxons, tels que les États-Unis ou encore l’Australie. Le packaging et le marketing y sont des notions indéniables pour la vente d’un produit. Et en matière de vin, l’originalité ne manque pas.

Les tentatives ne sont pas toujours une réussite, certes, mais elles permettent du moins d’attiser la curiosité des consommateurs et de s’intéresser davantage à des idées nouvelles en terme d’étiquetage. C’est notamment le cas en prenant l’exemple du vin rouge Shiraz, dont la production est réalisée dans le sud de l’Australie et dont l’habillage de la bouteille se présente avec une carte d’embarquement, comme pour signifier une exportation à travers le monde du millésime. La contre-étiquette est créée dans le même esprit pour apporter les informations complémentaires.

Dans le pays voisin, en Nouvelle-Zélande, un Saint-Clair provenant de la ville de Marlborough se présente avec une étiquette très particulière : la Build Your Own. Celle-ci se compose de plusieurs éléments constituant un visage et que le consommateur peut découper individuellement pour créer son propre étiquetage et refléter son émotion lors de la première dégustation.

Encore plus fou, ou original, au choix, les bouteilles Homer et Marge Simpsons pour un cru datant de 1987 et produits en Biélorussie.

jaune bouteille simpson

Design des bouteilles Simpson Homer & Marge par Pieter Mondriaan.

Osez les couleurs, les formes, les idées

Les idées n’ont pas de frontière, tous les moyens sont bons pour dans un premier temps être remarqués dans les rayons d’un caviste ou d’un supermarché. C’est la première étape vers la séduction du client et de s’offrir à lui avant qu’il ne passe à la prise d’information.

En France, les idées neuves en matière d’étiquetage commencent à se démocratiser. Mais la tendance ne s’est pas totalement imposée. Ainsi, de nombreuses cartes sont à jouer en matière d’originalité. Nous pouvons prendre en exemple l’étiquette en « spirale » sur un bordeaux produit par le Château David Queynac. Les informations retranscrites y sont toutes présentées à l’avant comme en contre-étiquette et la continuité de la spirale intrigue le consommateur. Les espacements permettent également d’apprécier la couleur et la texture de la cuvée.

Autre idée simple, c’est la création de reliefs. En manipulant la bouteille, le consommateur sera agréablement surpris par les textures proposées et la minutie du travail apporté pour l’habillage du vin. Le professionnalisme et l’inventivité du graphisme et de l’identité visuelle offre une impression de nouveauté et le client appréciera un vin qui est donc « nouveau ». L’impression de déjà-vu disparaît dès le premier regard et le premier touché. La production inspirera de nouvelles sensations et une saveur unique.